
Claire-Lise GALLAND
Maire ; 62 ans ; d’ingénieure mécanicienne à professeur de yoga et artisane en tournage sur bois, j’ai toujours su, avec détermination, tourner mon regard vers l’avenir et prendre, quand ils se présentaient, de nouveaux départs avec succès. Pour cela, en plus des acquis théoriques, j’ai déployé mes compétentes d’écoute, d’animation d’équipe et l’art de faire émerger les talents de mes collaboratrices/teurs. C’est toujours avec un regard bienveillant sur nos humanités sous toutes ses facettes, que je continue d’aborder les nouveaux horizons qui se dessinent pour moi. Je suis aussi la mère de 2 enfants, la belle-mère de 2 autres enfants plus grands et la « belle-mémé » d’une petite fille de 4 ans.
Après des mois de réunions intenses et fructueuses dans différents groupes de travail, c’est l’élan collectif qui m’a amené à être candidate, finalement en tête de liste, pour porter les idées et les valeurs humanistes de la liste Mens en Commun aux prochaines élections municipales. Avec un clin d’œil personnel à ma grand-mère paternelle qui a été la première femme occupant les fonctions de maire de Mens en 1945. J’envisage sereinement ces nouvelles fonctions pour être au service de la commune (les personnes et la terre qui nous porte) et plus largement du territoire. C’est pour moi l’opportunité de concrétiser, en équipe (élu·es, salarié·es municipaux, citoyen·nes), les projets issus de l’ambition collective qui nous anime.

Daniel MORE
1er adjoint aux finances et à la gestion du personnel ; 75 ans ; l’envie de faire ensemble qui m’a toujours fortement animé et ne m’a jamais quitté s’est traduite tout au long de ma vie par des formes variées d’engagement dans des activités collectives. Adolescent, avec un groupe de copains copines, nous avions recréé le comité des fêtes qui n’existait plus depuis 20 ans faisant ainsi revivre la fête du village, toujours organisée de nos jours. Adulte, électricien de métier, et après une période de salariat, j’ai co-créé pour y être membre une coopérative professionnelle. En soutien, jusqu’à 20 ans, de mes parents agriculteur agricultrice dans leur ferme en élevage bovins et cultures, j’ai tout naturellement développé un vif intérêt et une compétence en matière agricole que je mets depuis 2009, de simple bénévole à co-président, au service de l’association « Terre de Liens », qui agit pour faciliter la transmission des fermes et l’installation de jeunes paysan·ne·s. De toutes ces années aussi, je garde en mémoire, comme un héritage qui a façonné mes valeurs humanistes, d’écoute, de rencontre de l’autre, de faire ensemble, ces paroles de mon père : « Comme je ne peux pas quitter ma ferme, ma façon de voyager, c’est d’accueillir ! ». Ainsi, la porte toujours ouverte, un peu d’air neuf venait nourrir un quotidien quelque peu surchargé. Une façon de sortir de l’entre-soi, de s’ouvrir à la différence ! Je suis père de deux enfants et grand-père de quatre petits-enfants.
Élu dans l’agglomération grenobloise durant deux mandats, de 1995 à 2008, j’ai toujours gardé intact mon intérêt pour l’avenir de ma commune de résidence, de la préservation voire l’amélioration de son environnement au déploiement du bien-vivre ensemble. Fort de cela, je me suis joint à l’automne dernier au groupe de personnes de la future liste « Mens en commun » en réflexion sur ces sujets. Malgré la grande diversité d’âges, d’expériences, d’opinions, une vraie cohésion d’équipe s’est peu à peu affirmée, m’amenant à accepter la proposition d’être candidat aux fonctions de 1er adjoint.

Charlotte AMIRANTE
2ème adjointe à l’habitat et à la participation citoyenne ; 29 ans ; architecte de métier, spécialisée dans la rénovation thermique, un grand nombre de mes actions cible l’habitat de particuliers, avec une attention portée sur les usages de celui-ci en relation avec le changement climatique, l’évolution des modes de vie, les personnes à mobilités réduites. Mon lien très fort à la nature, deux ânes m’accompagnent depuis 25 ans, m’a amenée à rapprocher architecture et environnement, en ce sens où les matériaux utilisés proviennent de celui-ci comme le bâti lui-même en tire ses formes. Cette approche a développé chez moi une grande capacité d’observation. Apprendre à regarder comment sont faites les choses et faire ensuite par nous-mêmes. Ce que je transmets volontiers en accompagnant des chantiers d’auto-construction ou dans des interventions en milieu scolaire (jeu sur les animaux architectes, réflexion menée avec les élèves sur leur cour d’école). Je suis maman de deux petites filles dont une de deux mois.
Ce qui d’abord motive ma candidature c’est l’avenir de mes filles et des enfants en général, sachant que partir de l’échelle locale pour avoir une action directe et concrète me semble le plus à ma portée. J’imagine cela à l’image de mon métier : se questionner sur les besoins et usages des habitant·e·s et trouver avec elles eux des solutions. Je mettrai à profit mes compétences de médiation, de facilitation, à rendre les choses vivantes et accessibles. Comme je le fais déjà au sein de l’équipe « Mens en commun » : faire émerger les besoins du groupe candidat et trouver ensemble les solutions, animer, proposer des outils de travail, virtuels ou non, organiser les rencontres, tout en faisant preuve d’une grande vigilance à la transparence et à la circulation de l’information. Je n’ai jamais senti autant de plaisir à travailler avec d’autres, à mettre mes compétences au service d’un projet bâti ensemble. Parce qu’on me fait confiance, je me sens à ma place.

Philippe REGE
3ème adjoint aux travaux, à l’agriculture et à l’environnement ; 67 ans ; je suis arrivé avec ma femme en 2010 pour créer un élevage caprin en agriculture biologique, avec transformation fromagère et vente directe. Auparavant, depuis 1981, j’avais été salarié de France Telecom, sur des postes variés, dans divers domaines technique et commercial. Il était important pour moi de travailler dans un service public. En 2009, alors responsable d’agence, je décidai de quitter cette entreprise dont les valeurs devenues uniquement mercantiles ne me correspondaient plus. Après moult réflexions, je choisis de me reconvertir dans l’agriculture Biologique. Lors de mon installation, je reçus un bon accueil. Mes voisins agriculteurs ont toujours été bienveillants ainsi que les commerçants qui ont très vite accepté de vendre nos produits de la ferme. En parallèle de mon parcours professionnel, j’enseignais le ski de fond en club et pratiquais le cyclisme sur route. Je mis ces compétences au service du comité handisport de l’Isère pendant 2 ans. A la retraite, en 2022, nous avons décidé de rester habiter à Mens, pour sa qualité vie, l’environnement préservé, mais aussi pour la richesse de la vie associative et la fraternité entre les habitant·es. Je suis père de deux enfants.
Je me suis toujours intéressé à la vie publique. J’ai participé, dès septembre, aux réunions de travail à l’origine du groupe Mens en Commun. J’ai apprécié la démarche participative, la grande implication de chacun·e, l’énergie, la diversité des sujets abordés et le travail d’équipe constructif. L’avenir du Trièves est largement lié à son secteur agricole. Je souhaite donc m’impliquer particulièrement dans l’agriculture, l’alimentation et l’environnement car ces sujets et leurs enjeux sont particulièrement importants. Je souhaite mettre au service des citoyen·ne·s mon expérience et mes compétences.

Françoise STREIT
4ème adjointe à la culture, associations, événementiel et vie scolaire ; 59 ans ; originaire de Gap, je fis mes études pour devenir professeure des écoles à Grenoble, nourrie d’un désir assumé de revenir au plus vite dans ma ville natale. Après plusieurs postes occupés en Nord-Isère, je me réjouis de ma mutation sur Mens, qui déjà m’en rapprocha. Finalement, mon expérience mensoise (accueil, liens tissés, dynamisme du village) m’amena à décider d’y rester quelque temps pour finalement y dérouler le reste de ma carrière d’enseignante directrice d’école. Je pus ainsi continuer à la fois à développer mes premiers liens et à en construire d’autres et, depuis 2020, au travers de mon rôle d’élue communale et communautaire.
Aujourd’hui, je me présente en tant qu’élue sortante, conseillère communautaire investie dans les commissions culture, enfance, jeunesse et petite-enfance. Il y a 6 ans, je ne connaissais rien, mais j’avais l’envie de faire des choses pour le village, ses habitant·es. J’ai apporté des compétences et en ai découvert d’autres, dans le cadre de mes délégations : associations, animations, sport, culture, patrimoine, vie scolaire, enfance jeunesse. J’ai aimé tisser, des liens au sein de l’équipe municipale, des partenariats avec différentes associations, et voir se tricoter des solutions pour répondre aux attentes exprimées. J’ai vraiment l’élan de poursuivre sur cette lancée au sein de l’équipe candidate « Mens en commun », une équipe du renouveau, dont j’ai pu apprécier tout au long des nombreuses réunions, le dynamisme particulier qui se dégageait, la capacité de travail mise au service d’une construction commune, le grand investissement de la jeunesse présente, et ce, en phase avec mes intentions. J’apporterai volontiers mon expérience, dans ce qui a bien marché et moins bien marché, et ainsi pouvoir ajuster au mieux nos décisions et actions. Une dernière chose, je suis une femme qui, quand elle s’engage, s’engage jusqu’au bout, par-delà les difficultés.

Pierrot LERAS
Culture et jeunesse ; 23 ans ; avec la création, à l’école primaire, entre copains et copines, d’un Club de Protection de la Nature, mon engagement associatif était né. Et, après Le Monestier-du-Percy, berceau aux multiples ressources naturelles d’une enfance pétillante, j’ai découvert, grâce à mes années collèges, Mens, la ville à la campagne, comme futur berceau d’une adolescence foisonnante. Ses divers services de proximité avec la possibilité de s’y rendre à pied, ses bistrots, ses commerces, etc. De nouvelles amitiés, nouvelles complicités ! Aussi Eloi, animateur jeunesse à Mixages, qui, par son écoute, la pertinence de ses interventions, la continuité de son suivi, a permis à nos « folles » idées de devenir projets puis réalisations stables dans le temps. Ainsi, de la création de la Junior association, « Trièvestreet », chapeautée par une Fédération nationale, dont l’objet était de donner des cours de Hip-hop, devenue quelques années plus tard, l’association Désacorpsdé, à l’initiative de spectacles dont « Paysans » et, en août 2018, du festival « Festi’street ». Le conseil d’administration est composé de 28 membres, adultes aujourd’hui pour la plupart, essentiellement adolescent·es au début. Je retiens comme apprentissages découlant de ce travail en équipe : sous l’angle personnel, l’autonomie, la confiance en soi, l’ouverture à la diversité. Sous l’angle plus technique, la gestion d’un budget, la constitution de demandes de subvention, la réalisation de diverses démarches administratives dont la rédaction de courrier. Et l’art de porter quelque chose de joyeux collectivement !
Ce parcours stimulant m’a amené à devenir danseur chorégraphe, et tout naturellement à m’installer à Mens. Ma candidature découle de l’envie de mettre au service du village tous ces acquis avec en fond cette pensée « Si tu as envie de faire des choses, ne compte pas sur les autres, porte tes projets ! ». L’engouement dans l’équipe, l’honnêteté les un·e·s vis-à-vis des autres à se dire les choses, le fourmillement d’idées, la même valeur accordée à chaque parole, ont fait que je n’ai pu résister à l’envie d’être candidat.

Lili BEHIELS
Enfance, jeunesse et égalité ; 27 ans ; aujourd’hui, je souhaite m’engager dans la vie ma commune : écouter les premières personnes concernées qui sont souvent les dernières consultées, et co-construire des projets qui ont du sens. La commune, c’est la petite république qui porte la grande. Celle qui fait vivre ses valeurs. Ce qui m’anime dans cette aventure collective, c’est de faire vivre un village accueillant et solidaire. Je souhaite penser un espace public à hauteur d’enfants, permettre aux jeunes de s’impliquer dans la vie de la commune et contribuer à rendre la politique accessible toutes et tous. J’ai eu la chance de grandir à Mens, ce village qui m’a permis de passer du temps dans la nature, d’aller seule à l’école, de lier des amitiés solides, de faire du sport et de la musique, de profiter de la piscine municipale et des sorties à la MEJ… Ma passion pour le cheval m’a ensuite amenée au lycée agricole de La Côte Saint André où je me suis investie dans la vie de l’établissement. Pendant mes études, j’ai été serveuse et animatrice BAFA, à MIXAGES puis à Chichilianne.
J’ai su très tôt que je voulais faire du droit pour lutter contre les injustices. Après mes études, j’ai travaillé à la ville de Grenoble pour accompagner les personnes en demande de logement et d’hébergement. J’ai ensuite coordonné le dispositif de signalement des violences sexistes et sexuelles de l’université de Grenoble. Désormais attachée parlementaire en Isère, je me déplace régulièrement dans le tout le département et travaille au quotidien avec les habitants et habitantes des territoires ruraux, les associations, les professionnels et les élu·es locaux.

Claude DIDIER
Délégué à l’urbanisme ; 66 ans ; j’aime la chaleur de la vie familiale, la proximité de la nature, le jardin. Amoureux des paysages et de la montagne, je leur accorde dès que possible du temps, ainsi qu’à la musique et à la lecture, romans pour m’évader et essais ou articles pour réfléchir. Ma carrière de Professeur des écoles m’a vu responsable syndical et délégué des enseignant·es de l’élémentaire de l’Isère durant deux mandats, dans l’intention toujours d’être à l’écoute de toutes et tous. Co-organisateur de Quelle foire !, je m’occupe dans ce cadre et en équipe des débats d’idées et des visites. J’ai un temps co-créé et co-animé, sur Radio Dragon, l’émission « De l’assoce à la boîte », valorisant les associations et les entreprises locales, qui soutiennent la vitalité du territoire. Je suis également, au nom de Trièves Transition Ecologie, membre du Comité Local pour l’Emploi du Trièves, en lien avec Territoire Zéro Chômeurs Longue Durée dont Pep’s, Entreprise à But d’Emploi. De là, se dégagent mon goût du travail en équipe, pour sa richesse et sa force ; mon souci de la communication : faire connaître et valoriser les expériences réussies, créer du lien, aider quiconque à repartir du bon pied. Je suis père de 3 enfants et grand-père de 2 petits-enfants.
Mon engagement comme élu local est motivé par le souci de laisser, à la mesure de mes possibilités, un monde le moins dégradé possible aux générations suivantes. Sollicitant cette année un 3ième mandat (arrivé en cours du 1er mandat, dans la minorité), je souhaite apporter mon expérience, aider à faire aboutir des projets que j’ai animés en concertation, et qui nécessitent plusieurs mandats pour leur mise en place. Et aussi, continuer d’accompagner les porteurs de projets en habitat. A quelques dizaines de volontaires, nous avons tracé une feuille de route municipale amenant des habitant·es à vouloir en incarner les différents facettes. Une équipe motivée, avec des jeunes compétent·es et des personnes plus expérimentées (élu·es ou membres de commissions), est alors apparue. Garder l’esprit de la majorité actuelle tout en allant plus loin, entre autres dans l’écoute, l’accompagnement et la concertation avec les habitant·es. Du plaisir à travailler ensemble !

Gentiane VERNAY
Déléguée à la santé, action sociale, CCAS, au vivre ensemble et à l’égalité ; 41 ans ; mes huit années, de 17 à 25 ans, à participer / animer chaque été le même chantier de jeunes, auront été déterminantes dans la construction de mon parcours de vie. Le chantier situé en Ardèche et né il y a 50 ans, avec pour but de « ramener la vie d’un hameau », est un terrain d’expérimentation multidimensionnelle, centrée sur une organisation collective et joyeuse, par et pour des jeunes. Très structurante et fondatrice, on y apprend : à coopérer avec d’autres, sans discrimination de genre quelque soit le poste ; le goût de l’effort et de l’engagement, à dépasser ses propres limites, dans une œuvre au service de l’intérêt général ; à oser, jeune, la prise de responsabilités ; à vivre la question de la transmission des acquis dans l’action « Je dis, je fais, je transmets, j’accompagne ». S’inscrire dans un projet qui nous préexiste donne du sens, de la perspective et confiance en la vie et en les autres. Cette expérience est à l’origine de mon choix de m’installer à la campagne (j’avais 25 ans à mon arrivée dans le Trièves) et de ma volonté de continuer à apprendre au contact des autres. Dans le Trièves, j’apprécie l’esprit d’entraide développé au quotidien : garde partagée des enfants, prêt de voiture, etc. Orthophoniste, j’ai participé à la création de la Maison de santé, contente d’avoir trouvé la dimension collective et la coopération dans mon outil de travail. Je suis mère d’une enfant de 10 ans.
Élue sortante, ayant appris beaucoup lors de ce 1er mandat (auprès des autres élu·es, agent·es, habitant·es), je souhaite à mon tour transmettre mon expérience.
A l’aise pour développer des liens entre acteurs et actrices du territoire sur les questions de santé/solidarité/d’accès aux services et aux soins, je m’engagerai au CCAS. Je veillerai aussi à la qualité de la vie de village : l’écoute et l’expression de chacun·e, dans sa différence, tout en cultivant la convivialité ; la place faite aux jeunes ; l’égalité de genre. Avec toujours cette question en arrière fond : « Qu’est-ce qui fait que l’on est relié les uns aux autres ? ».

Frédéric GASPARD
Sport, forêt, énergie, eau ; 57 ans ; homme de terrain, mon parcours professionnel a d’abord été marqué par des travaux en extérieur, en terrain naturel. Titulaire d’un bac professionnel d’exploitation et de gestion forestière, je suis d’abord devenu élagueur, chef d’équipe dans le BTP, puis cordiste (travaux d’accès difficile, surtout en hauteur), ensuite technicien dans le domaine des risques naturels (prévention des feux de forêt, lutte contre les glissements de terrain et les crues torrentielles en montagne, etc.). Enfin, salarié de l’entreprise clelloise « Bâtir autrement ». Puis, mon parcours professionnel a pris un tournant décisif m’amenant cette fois-ci sur le terrain humain comme accompagnant du handicap psychique, au foyer de vie Alphi, à Monestier de Clermont. Mais aussi comme agent recenseur : très riche la rencontre des mensois mensoises, à partager leur intimité en toute confidentialité, à découvrir les ressources humaines du village. Tout cela, en restant proche du terrain naturel par mes fonctions de président au sein du Club alpin français de l’Obiou. Je suis père de 2 enfants.
Ces dernières fonctions proches de mes concitoyen·nes venues nourrir mon souci du collectif « village », il était devenu important pour moi de m’investir dans la création à plusieurs d’une partition commune, en vue de sa mise en musique par une multitude d’interprètes différent·e·s, connu·e·s ou à découvrir. Actif dans la réflexion dès le départ, ma candidature sur la liste « Mens en commun » a découlé de ce fructueux travail de groupe où il est alors apparu que, par mes qualités d’écoute, d’homme de terrain qui a le souci de toujours relier l’abstrait au concret, à la réalité (un projet, une étude, qui ne correspond pas à un besoin concret, n’a que peu de valeur), et aussi par mes compétences en matière de gestion de travaux, j’étais devenu un maillon constructif de l’équipe. Je participe depuis de nombreuses années aux commissions d’urbanisme de la commune.

Julie GOUX
Déléguée au commerce, artisanat et tourisme, et à la communication ; 49 ans ; notre installation familiale dans le Trièves, il y a 14 ans, était motivée par notre souhait de nous rapprocher de la nature, de permettre à nos enfants d’y grandir, de partager des activités de plein air et de montagne. Mais nous avions auparavant découvert et apprécié un territoire rural vivant, bien loin des villages dortoir, où se ressent un investissement vrai dans la vie locale de la part des habitant·es, une sensibilité écologique forte avec une agriculture biologique bien présente. Journaliste audiovisuel de formation, je suis réalisatrice audiovisuel à mon compte depuis 2008. J’ai développé des compétences transversales lors de mes études : esprit critique, d’analyse, de synthèse ; des capacités d’écoute et de compréhension des besoins pour répondre au mieux aux attentes de mes clients ; une maîtrise rédactionnelle et des outils informatiques. En parallèle, j’ai intégré l’entreprise à but d’emploi Pep’s Trièves où j’ai travaillé dans un premier temps à la communication puis en tant qu’assistante administratrice des ventes et des prestations de service. Le goût de la diversité m’a amenée, début janvier, à travailler en tant qu’administratrice – chargée de communication pour la compagnie Cycliq, basée à St Baudille et Pipet. Je suis mère de 4 enfants.
J’ai à cœur de participer à la vie locale pour contribuer avec toute ma motivation, mes compétences et mon énergie aux actions actuelles et à venir de ma commune. Présente dès les premières réunions de concertation, je me suis tout de suite sentie en phase avec les autres citoyen·nes mobilisé·es. Une belle énergie et un sentiment de confiance se sont très vite instaurés, cela donne envie de s’investir !

Jean-Paul PAPET-COQUAIS
Mobilités ; 70 ans ; trente années à œuvrer en région parisienne, en tant qu’ingénieur en aéronautique, dans la même entreprise de 2000 salarié·es, mais sur des postes variés, ont forcément marqué mon parcours de vie. La gestion d’équipes de technicien·nes (environ 20 % de femmes), à travailler ensemble à la conception de pièces d’avion, avec des connaissances et des compétences différentes, reste pour moi une expérience d’une grande richesse. D’autant plus que, dans l’idée de prendre soin des relations interpersonnelles, je favorisais les temps de rencontre entre nous hors entreprise. Élu au Comité d’entreprise, je m’investissais dans les aspects politiques de la société et dans la gestion des œuvres sociales, avec notamment la mise en place de voyages équitables. Alors, quel tournant dans ma vie de revenir au moment de ma retraite, d’abord dans le cadre de vie qui m’a vu grandir, le Beaumont ! J’ai participé à la création de l’association « Obiou du Monde », à l’initiative du café associatif du même nom. Puis, dans le Trièves, à Mens, que je ne connaissais pas, où j’ai tout découvert dont la tradition d’accueil. Je m’y sens bien. C’est agréable de croiser quelqu’un dans la rue qui sans vous connaître vous dit « bonjour » ! Après une période de bénévolat pour les « Restos du coeur » et « Emmaüs », à Grenoble, je me suis investi plus localement, à la Friperie.
Aujourd’hui, reconnaissant de ce que j’ai reçu, je souhaite apporter ma pierre à l’édifice politique municipal, au plus près des habitant·es. Entré tardivement dans l’équipe, j’ai apprécié comme de grandes forces, sa diversité (origine géographique, professionnelle) et sa façon démocratique de fonctionner, savoir s’écouter, se respecter. La volonté de participation citoyenne au cœur de la feuille de route, c’est vraiment l’ADN des gens qui font partie de cette liste. Je défendrai les valeurs auxquelles je crois, l’entraide, la solidarité, le droit à la différence, une économie au service de l’humain. Personne à mobilité réduite, j’amènerai, relativement à la réflexion sur l’inclusion, une vision plus concernée des problèmes et des solutions à envisager. J’ai à cœur de cultiver la tradition d’accueil tant appréciée.

Julie COINTY
Participation citoyenne ; 32 ans ; après un emploi de dix années en tant que rédactrice à apprendre à mettre des mots sur les besoins des autres, la question : « Quels sont mes besoins à moi ? » s’est imposée. J’aimais le travail d’équipe à partager des idées, rire et trouver alors des idées encore plus folles mais je ne me sentais vraiment pas en phase avec la course, propre au monde des grandes entreprises, au toujours plus. Ce qui me plaît, c’est l’expression des singularités, la place accordée à la parole de chacun·e (le contraire de se retrouver noyée dans la masse) et la possibilité d’apporter une touche de créativité dans tout ce que je fais. Le théâtre m’a ouvert une porte du faire ensemble, à porter un projet qui nous tient à cœur, à travers la rencontre du personnage qui se cache en chacun·e, loin du cliché, de la catégorisation des gens, vers plus d’humanité. J’ai alors su quitter tout ce que je connaissais mais qui ne me convenait plus pour aller vers l’inconnu. L’idée de pouvoir choisir mon chez-moi où tout serait à inventer, me séduisait.
Je suis nouvellement arrivée et, pour la première fois, j’ai envie de m’investir là où je vis, de mettre la main à la pâte. Comprendre le village, ses fonctionnements, ses besoins, ses enjeux. M’engager réellement dans mon rêve où chaque citoyen·ne aura (re)trouvé l’envie, la place et le pouvoir d’œuvrer pour ses idées. J’aime ce groupe de candidat.es, l’intelligence qu’il fait naître, c’est ce qui m’a donné envie de le rejoindre. Constituer ensemble un groupe sain et fonctionnel. Je suis à l’initiative d’une réflexion collective, ouverte à toutes et tous, sur la mise en œuvre de la participation citoyenne. De la réflexion à la concrétisation !

Nicolas LAURENT
Travaux et artisanat ; 55 ans ; mes expériences dans l’accompagnement d’enfants (1988 à 2000) au sein de diverses structures : instituts médico-éducatifs, centres d’accueil d’urgence suite au placement décidé par le juge, centres de vacances familiales, ont été suivies par une expérience tourné vers l’accueil d’adultes lié à l’administration pénitentiaire à l’association Pain de Vie, basée à Châtel en Trièves, visant la réinsertion sociale par le travail, comme le bûcheronnage et le débardage par traction animale, puis par celle de responsable de chantiers avec des jeunes de quartiers défavorisés (France et étranger). La relation, le partage, la prise en compte de la différence, la confiance à instaurer ou à renforcer, ont été pour moi des moteurs dans mon action. Le diplôme de brevet fédéral d’Initiateur d’escalade a été un atout précieux pour travailler ces aspects mais aussi pour favoriser l’autonomie, encourager la collaboration au sein d’un groupe (assurer et être assuré). Ainsi, dans une relation contenante et sécurisante, j’accompagnais, chacun·e à son niveau, vers la découverte de ses limites et de sa réussite propre. Puis est venu le temps où la corde d’escalade, outil de médiation, est devenue outil de travail en m’orientant vers les travaux d’accès difficiles. Après la validation des diplômes de cordiste, de conducteur d’engins ainsi qu’une formation poussée sur le forage, j’ai pu exercer cette activité durant 12 années dans la France entière. De là, découlèrent de nouvelles compétences en maçonnerie m’amenant finalement, après une validation des acquis, à me déclarer artisan BTP/maçonnerie. Je suis papa d’un enfant de 11 ans et demi.
Au sein de cette cordée de candidat·es, relié·es à la corde du Vivre ensemble à Mens, règne un état d’esprit collectif et solidaire, où tout le monde fait en sorte de tirer vers le haut. Je note que l’expérience et la connaissance des dossiers par les élu·es sortant·es est vraiment bénéfique à notre travail. Ma priorité sera de cultiver la différence, en donnant la parole à toutes et tous. Je favoriserai une réflexion au niveau de l’habitat, entre patrimoine et réalités des besoins et usages de notre temps.

Lucie FAVRESSE
Santé et social ; 36 ans ; la découverte de la montagne à l’occasion d’une sortie avec nuit en refuge organisée par un ami, à l’été 2013, a marqué un tournant dans ma vie. Normande d’origine, je m’en suis alors rapprochée, par une installation, en Chartreuse d’abord puis en Trièves. J’aime la beauté des paysages en toute saison, l’escalade et la randonnée qu’elle permet. Infirmière de métier, avec toute l’attention que je porte à l’autre, j’ai rapidement pu investir mes compétences. Sur Grenoble, pendant trois ans, j’ai assuré des permanences en tant que bénévole pour l’association Médecins du monde où sont accueillies principalement des personnes migrantes, sans ouverture de droits aux structures de soins. Sur le territoire Trièves, un poste s’est rapidement présenté à l’Ehpad de Mens. Infirmière pompière volontaire depuis 2019, j’exerce aujourd’hui en libéral à la Maison de santé. Si ma confiance en la vie a longtemps été nourrie par des années de jeunesse à barouder, en stop et sac à dos, à vivre des rencontres éphémères (on se raconte là où on en est au moment T puis on se sépare), à courir les festivals des arts vivants et de la rue avec les ami·es, elle trouve aujourd’hui satisfaction à construire de l’en-commun prenant en compte les facettes singulières de chacun·e, telle ma période de co-location d’où émergèrent l’organisation de soirées jeux de société et d’un festival de musique mémorables. Je suis maman d’un garçon de 3 ans.
Sensibilisée très jeune à la malnutrition, aux inégalités, à mon empreinte écologique, j’ai à cœur d’élargir mes possibilités d’action en apportant ma contribution à la gestion de la vie locale, mettant à profit mes compétences pour le bien-commun. J’ai déjà participé à certaines commissions municipales : alimentation/agriculture, besoins primaires à satisfaire en prévention possible des maladies, motivée par le projet « sécurité sociale de l’alimentaire ». La bienveillance et l’esprit d’équipe qui se dégageaient des réunions m’ont donné envie de m’investir car c’est tout à fait ce que je recherche. Savoir écouter, donner la parole à tout le monde tout en prenant en compte les personnes qui ne parlent pas. Réfléchir, confronter les idées, créer des projets.

Mani ISAAC
Social et solidarités ; 52 ans ; suite à mon DESS d’Économie sociale et solidaire, j’ai eu la chance de travailler avec Danielle Mitterrand au sein de sa fondation France Libertés : « Donnons vie aux utopies ». Pendant deux ans, en proximité des peuples du monde, mon travail a consisté à repérer les métamorphoses émergentes, les rendre visibles en les valorisant et les développer à travers l’Organisation de rencontres internationales. Titulaire d’un CAP de projectionniste, j’ai été salarié de L’Écran vagabond, sillonnant tout le Trièves avec le projecteur de cinéma. J’ai ainsi pu alimenter la riche dynamique collective et associative au sein des équipes de bénévoles de chaque village, en les formant à de nouvelles compétences liées au passage au numérique. Aujourd’hui Médiateur familial depuis 9 ans, j’accompagne des parents séparés à mettre en place des accords élaborés en commun et mutuellement acceptés pour améliorer les situations familiales conflictuelles. Je suis père d’une fille de 10 ans.
J’ai le souci du bien commun et j’aime m’investir bénévolement. J’ai choisi de rejoindre cette équipe de candidat·e·s, après avoir pu apprécier la qualité de son travail, l’effervescence et l’énergie qui se dégageaient. Je souhaite contribuer à préserver la qualité de vie, la paix sociale, les sourires sur le marché ainsi que les débats contradictoires au service de la démocratie. Je suis fortement attaché à la république et à sa devise : Liberté – Égalité – Fraternité. Je serais vigilant dans le travail collectif : à l’écoute et à l’instauration du consensus, que chaque élu.e se fasse entendre et que l’on prenne soin des un·e·s des autres pour assurer au mieux et dans la durée, notre mission.

Cécile LOTH TONNELIER
Commerce et tourisme ; 73 ans ; j’aime les gens, les rencontrer, travailler avec eux…. autant de goûts que j’ai volontiers mis en œuvre dans ma vie professionnelle et sociale avec un penchant pour les nouveaux projets ! J’ai tout d’abord enseigné dans les écoles expérimentales de la Villeneuve à Grenoble au sein d’équipes enseignant·e·s/parents. Puis, avec mon compagnon, nous avons développé un Gîte – Hôtel à La Grave pendant une bonne vingtaine d’années durant lesquelles je me suis très impliquée dans la vie locale en tant que conseillère municipale et créatrice et animatrice du « Derby de la Meije ». Depuis 2010 dans le Trièves, j’ai assuré pendant plusieurs années la présidence de Musique en Obiou. Parallèlement, j’ai trouvé dans la création du CART et dans le Collectif d’entraide, à la Friperie, une des valeurs qui rendent le Trièves si attachant : la solidarité. Je suis mère de 3 enfants et grand-mère de 2 petits enfants.
J’ai accepté de rejoindre la liste Mens en Commun pour partager des valeurs qui nous rassemblent, mais aussi pour apporter mon expérience d’ancienne élue. J’apprécie l’énergie déployée par cette équipe jeune et enthousiaste.

